Le mouvement est né en 2003 en Australie, à l'initiative de deux amis, Travis Garone et Luke Slattery, avant de se répandre dans le monde et d'arriver en France en 2012. Il se concentre sur des sujets longtemps tus : les cancers de la prostate et des testicules, la santé mentale, et la prévention du suicide chez les hommes. À cela s'ajoute la promotion de l'activité physique.
La moustache n'est pas qu'un gadget. Comme le disent les fondateurs, elle capte l'attention et pousse à engager la conversation. C'est un déclencheur de dialogue sur des sujets qu'on n'aborde pas facilement.
Pourquoi la santé masculine est un vrai sujet ?
Le constat de départ est simple et préoccupant. Les hommes ont tendance à négliger leur santé, à se faire moins dépister que les femmes, et à garder le silence sur leur mal-être psychologique, encore plus tabou chez eux. Résultat, ils meurent souvent trop jeunes de maladies qui auraient pu être prises à temps.
Les résultats du mouvement témoignent de l'ampleur du besoin. Depuis 2003, Movember a réuni plus de 5 millions de participants, financé plus de 1 250 projets de santé masculine et récolté plus de 597 millions d'euros. La Fondation s'est fixé pour objectif de réduire d'ici 2030 la mortalité prématurée des hommes et le taux de suicide masculin.
Pour une marque, s'associer à ce combat, c'est prendre position sur un sujet de société réel, à condition de le faire pour les bonnes raisons. Et comme Movember suit Octobre rose d'un mois, les deux forment un enchaînement naturel pour les entreprises qui veulent s'engager sur la santé toute l'année.