L'arbitrage fondamental en TV s'opère entre couverture et fréquence. À budget constant, augmenter la fréquence réduit mécaniquement la couverture.
Les études d'efficacité convergent sur un point : pour la plupart des campagnes de notoriété, il vaut mieux maximiser la couverture jusqu'à une fréquence de 3 à 5 plutôt que sur-exposer une fraction de la cible à 10 ou 15 contacts. La fraction non touchée génère zéro résultat. La fraction sur-exposée peut générer de la fatigue.
Des ordres de grandeur couramment utilisés en branding TV : 100 à 200 GRP par semaine pour maintenir une présence, 300 à 500 GRP sur un temps fort ou un lancement. Ces chiffres varient considérablement selon le secteur, la notoriété de départ et l'intensité concurrentielle du marché.
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Frequency capping en digital : le contrôle à l'individu
Le digital offre ce que la TV ne peut pas donner : le contrôle de la fréquence au niveau de l'individu. Le frequency capping consiste à fixer un nombre maximum d'impressions par utilisateur sur une période définie : 3 impressions par jour, 10 par semaine, 20 sur la durée de la campagne.
C'est un levier puissant, souvent sous-utilisé. Beaucoup d'annonceurs activent une campagne display ou social sans fixer de cap, laissant l'algorithme exposer les mêmes individus des dizaines de fois. Le résultat : des taux de clic qui s'effondrent sur les expositions tardives, des signaux d'irritation (masquage de la publicité, désabonnements), et un budget gaspillé sur des personnes qui ne convertiront pas.
Des caps courants dans la pratique professionnelle : 2 à 3 impressions par jour pour le display en prospection, 8 à 12 impressions sur la durée de la campagne pour une même créative. En retargeting sur des fenêtres courtes (7 à 14 jours), les caps peuvent être plus élevés (10 à 20 impressions), mais avec une rotation créative plus agressive pour éviter l'usure.
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