Si j’aime l’affichage publicitaire aujourd’hui, ce n’est pas par habitude ni par nostalgie des médias « traditionnels ». C’est parce que dans la réalité du terrain, il reste l’un des rares leviers capables de toucher massivement, visuellement et durablement un public local.
Si l’on s’appuie sur les chiffres, le marché média français conserve une dynamique positive (+2,1 % sur les neuf premiers mois de 2025). Du côté de l’affichage extérieur, le bilan semble plus contrasté avec un recul global de -6,1 %. Mais ce chiffre cache une mutation profonde : la transition numérique s'accélère. Le DOOH bondit de +20 % par rapport à 2023 et séduit désormais 45 % des annonceurs. Même constat pour le segment « shopping » (l’affichage au cœur des centres commerciaux et lieux d'achat) qui progresse de +8,9 %. Une preuve que la proximité immédiate avec l'acte d'achat reste une valeur sûre.
L’affichage est un média séduisant car il s’impose dans le quotidien sans interrompre. En effet, on le croise en allant travailler, en faisant ses courses ou en prenant les transports. Cette présence répétée à des moments clés de la vie quotidienne crée naturellement de la mémorisation et ça, c’est le Graal pour travailler la notoriété d'une marque.
Ce n’est pas un hasard si près d’un Français sur deux estime que les affiches attirent son attention et si 43 % considèrent qu’elles créent une proximité avec une marque. L’affichage ne cherche pas à « cliquer » ou à convaincre immédiatement ; il installe une présence, une reconnaissance, une familiarité.